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17.07.2007
Et si on changeait le mode de scrutin ?
Les électeurs de trois communes invités le 22 avril à participer, outre leur vote traditionnel, à des votes "expérimentaux" basés sur de nouveaux modes de scrutin, ont placé le candidat UDF François Bayrou en tête devant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, selon une étude.
Les premiers résultats de cette étude d'universitaires financée par le Centre d'analyse stratégique viennent donc bouleverser le tiercé sorti gagnant du premier tour de la présidentielle (Sarkozy, Royal, Bayrou) lors du scrutin officiel au niveau national (respectivement 31,18%, 25,87% et 18,57%) mais aussi pour les trois communes cumulées (34,11%, 23,6% et 22,98%).
L'étude a porté sur les électeurs des communes d'Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin, dans 3 bureaux de vote), de Louvigny (Calvados, 2 bureaux) et de Cigné (Mayenne, 1 bureau).
L'étude, purement expérimentale, a permis à ces électeurs, après avoir accompli leur devoir civique, de se prononcer facultativement et anonymement via deux autres bulletins de vote dans les mêmes conditions que pour le vote officiel (isoloir, urne...).
Dans le vote par "note", ils avaient le choix entre trois notes (de 0 à 2, 2 étant la meilleure note) qu'ils pouvaient cocher pour chacun des 12 candidats en lice. Dans le vote par "approbation", ils pouvaient entourer le nom du ou des candidats qu'ils voulaient soutenir.
Cette expérimentation a rencontré un succès certain puisqu'au total, le taux de participation a été de 61,6%.
La plupart des participants se sont par ailleurs emparés de la possibilité offerte par ces deux modes de scrutin expérimentaux pour "s'exprimer davantage à travers leur vote".
Pour les votes par approbation, ils se sont portés en moyenne sur 2,33 candidats, seuls 27,3% choisissant un seul candidat et revenant ainsi de fait au principe du scrutin uninominal en vigueur (33,6% ont opté pour deux candidats, 25% pour trois, près de 10% pour 4).
Dans le vote par note, seuls 14% des votants ont accordé la note maximale de 2 (synonyme a priori de soutien total à un candidat), la note moyenne accordée à un candidat étant de 0,5.
Dans les deux cas de figure, sur l'ensemble des communes, c'est M. Bayrou qui est en tête du vote, alors qu'il n'est arrivé qu'en troisième place du scrutin officiel.
Le leader centriste a ainsi obtenu 21,39% des approbations devant M. Sarkozy, deuxième avec 19,41% (1er à Illkirch et 3ème à Cigné et Louvigny), et Mme Royal, troisième avec 18,77% (1ère à Cigné et Louvigny). A noter également les bons scores réalisés par Olivier Besancenot (LCR, 10,17% des approbations) et Dominique Voynet (Verts, 7,28%) qui devancent très nettement Jean-Marie Le Pen (FN, 4,98%).
Le tiercé est le même pour le vote par note, M. Bayrou totalisant le plus grand nombre de points (soit 17,79% des points totaux ou une note moyenne de 1,08) devant M. Sarkozy (15,96%) et Mme Royal (15,57%). M. Besancenot est quatrième (10%) et M. Le Pen neuvième seulement (4,56%)
Pour plus d'infos, vous pouvez télécharger le pré-rapport : prérapport votes expérimentaux.pdf
16:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, vote, modem, bayrou
13.07.2007
Les impôts à la bière
J'ai trouvé cette petite histoire intéressante et assez réaliste de notre système d'imposition. Je vous laisse la lire et bien evidemment allez-y de vos commentaires !
Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100 € (soit normalement 10 € chacun).
S'ils payaient la note de la même façon que l'on paye les impôts, cela donnerait a peu près ceci :
- les 4 premiers (les plus pauvres), ne payeraient rien
- le 5ième payerait 1 €
- le 6ième payerait 3 €
- le 7ième payerait 7 €
- le 8ième payerait 12 €
- le 9ième payerait 18
- le dernier (le plus riche) devrait payer 59 €
Les 10 hommes décidèrent de procéder de la même façon. Ils se retrouvaient chaque jour pour boire leur bière et étaient assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme : "Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 eiros. Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80 euros".
Les amis décidèrent alors de continuer à payer la nouvelle note de la même façon qu'ils auraient payé leurs impôts. Les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les 6 autres allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?
Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3,33. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ième et le 6ième homme devraient être payés pour boire leur bière. Le tenancier du bar suggéra qu'il serait équitable de réduire l'addition de chacun du même montant, donc il fit les calculs, et cela donna ça :
- le 5ième homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien (un pauvre de plus !)
- le 6ième paya 2 ¤ au lieu de 3 (33% de réduction)
- le 7ième paya 5 ¤ au lieu de 7 (28% de réduction)
- le 8ième paya 9 ¤ au lieu de 12 (25% de réduction)
- le 9ième paya 14 ¤ au lieu de 18 (22% de réduction)
- le 10ième paya 49 ¤ au lieu de 59 ¤ (16% de réduction)
Chacun des 6 " payants " paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
- "J'ai seulement eu 1 € sur les 20 € de remise", dit le 6ième, et il désigna le 10ième "lui il a eu 10 €".
- "Ouais ! dit le 5ième, j'ai seulement eu 1 € d'économie aussi"
- "C'est vrai ! " s'exclama le 7ième, " pourquoi aurait-il 10 € alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction"
- "Attendez une minute" cria le 1er homme à l'unisson, Nous 4 n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres"
Les 9 hommes cernèrent le 10ième et l'insultèrent. La nuit suivante le 10ième homme ne vint pas. Les 9 autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent qu' ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.
Cette petite histoire est le reflet exact de notre système d'imposition.
Les gens qui payent le plus de taxes tirent effectivement le plus de bénéfice d'une réduction de taxe. Mais taxez les plus fort, accusez-les d'être riches alors ils risquent de ne plus se montrer et d'aller boire à l'étranger !
01:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, impôt, société, modem, udf
10.07.2007
PS : le sitcom de l'été
Me voilà de retour de vacances et cela fait une semaine que je n'ai pas réellement suivi les infos. Mais en lisant l'article ci-dessous sur le site du Figaro, je vois que la vie politique au PS est un vrai Sitcom...
Le premier secrétaire fragilisé. François Hollande a évité le pire, être renversé au lendemain de la double défaite. Le 23 juin, lors du conseil national, il a réussi, en fin manoeuvrier, à rassembler autour de lui tous ceux qui refusaient de laisser Royal s'emparer du parti. Il reste au centre du jeu pour mener « la rénovation ». En poste jusqu'au congrès de 2008, il ne sera pas candidat à sa succession.
Les ségolistes s'organisent. Passé le temps de la déception, les partisans de Royal préparent une riposte aux attaques dont l'ex-candidate a fait l'objet depuis le 6 mai. La présidente de Poitou-Charentes, qui a déjà envisagé une nouvelle candidature, fera sa rentrée politique le 25 août à Melle.
Des hollando-jospinistes à la manoeuvre. La semaine dernière, des proches de François Hollande et de Lionel Jospin ont signé une tribune dans Le Monde, intitulée « Repensons, rassemblons, renouvelons la gauche ». Ce texte, dans lequel ils soutiennent la démarche du premier secrétaire, appelle à une « refondation » autour d'un projet « résolument ancré à gauche ». Selon l'un des signataires, Faouzi Lamdaoui, « il n'est pas question d'ouvrir une énième boutique. Il faut revenir à la maison mère ».
Les « éléphants » font leurs calculs. Laurent Fabius et DSK ont renoncé à leur place au bureau national pour passer le flambeau à leurs jeunes seconds : le premier à Guillaume Bachelay, le deuxième à Christophe Borgel. À 60 ans, l'ex-premier ministre, qui peut se flatter d'avoir levé le lièvre de la TVA sociale, veut être « un sage actif ». Ce qui ne l'empêche pas de tirer à boulets rouges sur Royal, en dénonçant un « triple déficit » : « présidentialité, crédibilité, collégialité ».
DSK abandonnera-t-il les joutes socialistes pour être le prochain directeur général du FMI à Washington ? En tout cas, Nicolas Sarkozy défend la candidature de l'ex-ministre des Finances, qui attend pour sortir du bois qu'un consensus européen se dégage sur son nom. Mais ce soutien du chef de l'État accroît encore le trouble et les doutes des socialistes, assommés par l'ouverture. Le PS n'a « aucune opposition de principe ou de fond » à l'éventuelle nomination de DSK, qui serait alors choisi « au nom de la France et des autres pays européens », a affirmé hier Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire. En revanche, si Jack Lang participait à la commission de modernisation des institutions, cela n'engagerait que lui-même, a expliqué Hollande, qui réclame « le respect » de l'opposition. Quant aux ministres d'ouverture, ils ne sont plus, à ses yeux, que « des soldats perdus » du PS.
Les jeunes lions se font les griffes. La semaine dernière, quinze élus, quadragénaires pour la plupart, « venant d'horizons différents, mais soucieux de leur confrontation créative » ont décidé d'unir leurs efforts pour « une rénovation exigeante et sincère », le processus engagé par François Hollande ne leur paraissant pas « à la hauteur de l'enjeu ». Parmi ces jeunes lions, qui se veulent « sans leader ni présupposés », figurent quelques proches ou moins proches de Royal, comme Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Christian Paul, Patrick Bloche ou encore Marisol Touraine.
Les jeunes pousses veulent dire leur mot. Les Montebourg, Valls, Gorce ou Bloche ne sont pas les seuls à secouer le cocotier. Les fabiusiens Guillaume Bachelay et Alexis Dalem, les strauss-kahniens Christophe Borgel, Laurent Baumel et François Kalfon ont, eux aussi, décidé de travailler en commun par-delà les clivages traditionnels. « Pour lancer le débat de la reconstruction de la gauche », ils ont ouvert, ensemble, un site Internet dont le nom - www.gagner-2012. net - en dit long sur l'objectif.
À partir de début septembre, ils tiendront des « conférences de consensus », destinées à débattre en profondeur des grands sujets comme la question sociale, l'Europe, la mondialisation. Il s'agira de « dégager des lignes de force, pas des consensus mous », explique Kalfon. Samedi, ils ont rencontré le député européen Benoît Hamon, l'une des figures montantes du PS, et des amis d'Henri Emmanuelli pour convenir d'un rapprochement.
Jospin se tait. L'ancien premier ministre observe, ne dit mot, mais on peut supposer qu'il sortirait de sa réserve si Ségolène Royal était en situation de prendre le PS.
17:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS
04.07.2007
Le vin
Avant de vous raconter ma semaine, voici un petit descriptif des vins bordelais que je rapporte dans mes bagages.

L' âme des Bordeaux
Les vins de Bordeaux sont des vins d'assemblage. Ils sont généralement issus du mariage de plusieurs cépages, parcelles ou terroirs. Pourquoi compliquer la tâche alors que les vins mono cépage sont en vogue ? L'explication est simple : assembler des vins permet d'exalter leurs qualités, c'est une combinatoire qui, lorsqu'elle est maîtrisée, révèle la typicité des terroirs et permet à chacune des parties assemblées de donner sa plus belle expression. Selon ce principe "1+1=3", l'assemblage, c'est le supplément d'âme des vins de Bordeaux.
Composer avec le climat
Pour chaque millésime, l'assemblage est une création qui prend en compte divers facteurs : l'évolution des différents cépages en fonction de l'âge des pieds de vigne, de leur exposition, de la nature des sols, de la conduite des parcelles et … des conditions climatiques différentes chaque année!
Séparer pour mieux unir
Une fois la vendange terminée, le maître de chai vinifie les cuvées séparément : cépage par cépage, éventuellement parcelle par parcelle, pour respecter la diversité d'expressions des couples terroir / cépage.
Ce travail minutieux accompli, le maître de chai dispose d'une palette de cuvées qui sont autant de couleurs pour composer son tableau final, le vin issu de l'assemblage.
Imaginer l'avenir
Maître de chai et viticulteur, propriétaire et œnologue, dégustent les différentes cuvées. Cette phase est essentielle dans la réussite du millésime. Il faut alors déterminer les proportions des différents cépages qui vont composer le vin du millésime.
Ce savant exercice est l'œuvre de vinificateurs passionnés et visionnaires qui vont procéder à de nombreux essais et dégustations jusqu'à atteindre l'équilibre représentatif du style "maison".
Véritable "pari sur l'avenir", il repose sur une grande connaissance de l'historique du domaine, de ses vignes et de ses sols.
Des cépages qui se complètent
Dans les Bordeaux rouges, l'assemblage est toujours un subtil dosage entre les cuves de Merlot, qui apporte rondeur, générosité et complexité des arômes, de Cabernet-Sauvignon, qui confère au vin sa structure, son bouquet et son potentiel de vieillissement et parfois de Cabernet-Franc, pour donner une touche supplémentaire de souplesse et d'élégance. On y ajoute parfois, notamment en Médoc, du Petit-Verdot, pour plus de charpente, de couleur et de richesse aromatique. Ces proportions varient bien sûr en fonction des cépages dominants des appellations, mais aussi en fonction des années et de la sensibilité de chaque assembleur.
Premiers et seconds vins
Dans les grands châteaux, on réalise généralement un premier assemblage à partir des cuvées issues des vignes les plus âgées du domaine, celles qui sont dans la force de l'âge et sont le mieux à même d'exprimer toute la spécificité du terroir. Il donne naissance au "Premier vin", le fleuron du domaine. Il s'agit de créer un vin complexe, très aromatique, riche, avec une bonne structure tannique, capable de merveilleusement évoluer dans le temps.
Le deuxième assemblage, issu des jeunes vignes, est réservé au "Second vin". Il offre des vins plus fruités, plus souples, plus accessibles financièrement et à consommer plus jeunes. Les deux vins ainsi obtenus sont les membres d'une même famille, aux caractères communs mais aux personnalités différentes, chacun au summum de sa qualité.
Enfin, l'art de l'assemblage est aussi pratiqué par les négociants qui savent unir des vins dans un même millésime pour offrir des Bordeaux de style à des prix très abordables.
12:00 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vin, bordeaux

